Estuaire 2009, les premières clefs du parcours

Publié le par estuaristide

Article publié dans Ouest France du 24 avril 2009

La biennale d'art contemporain démarre le 5 juin avec le retour de la Petite géante de Royal de luxe. A suivre, de Nantes à Saint-Nazaire, une trentaine d'oeuvres à découvrir, à habiter...


Loup y es-tu ? Il avait exposé au Grand Café à Saint-Nazaire en 2008. Cette fois, Stéphane Thidet introduit une meute de six loups pendant deux mois et demi dans les douves du château des Ducs à Nantes rendues à l'état sauvage et invite six écrivains à écrire des nouvelles autour de ce thème. L'artiste construit également à l'Hôtel de région une drôle de cabane en bois où il pleut à l'intérieur.

La volière du Bouffay. Il avait été repeint en bleu pour un film de Jacques Demy. Cette fois, le marché du Bouffay se transforme en immense volière à l'intérieur de laquelle on pourra se promener. Le compositeur Céleste Boursier-Mougenot y installe une quarantaine d'oiseaux qui prendront pour perchoirs des guitares électriques. Au gré des visites, les piafs vont composer en s'envolant leur partition improvisée. Un autre coup de coeur à Nantes : apercevoir la silhouette de Laetitia Casta, comme une nymphe dans les eaux du canal Saint-Félix.

 

Parmi la dizaine d'oeuvres réalisées entre Nantes et Saint-Nazaire, le long serpent métallique de Jimmie Durham, créature mythique connectée entre la Loire et le ciel, gueule ouverte, émergeant sur un quai d'Indre. Plus loin des rives, le rire diabolique de Gino de Dominicis qui résonne autour de la chapelle de Bethléem à Saint-Jean-de-Boiseau.

 

Des trembles sur le béton. Sur le toit de la base sous marine, le paysagiste Gilles Clément a planté des arbres. C'est une des nouvelles oeuvres installées dans la durée à Saint-Nazaire non loin des triangles rouges de Felice VarinI. À noter également tout un jeu de sculptures lumineuses et mouvantes par Anthony Mac Call au Life et une ménagerie de poissons rouges voyageurs au Grand Café.

 

Estuaire de repos. De jour, on suit le parcours de la biennale à pied, à vélo, en car, en bateau... De nuit, on peut dormir dans des oeuvres. A louer pour une nuit (70 €), une « villa cheminée » juchée à quinze mètres de hauteur sur la reproduction d'une tour de la centrale électrique de Cordemais. Un petit pavillon et son jardinet, oeuvre pérenne signée du japonais Tatzu Nishi, auteur en 2007 de la chambre d'hôtel érigée autour de la fontaine de la place Royale. A louer toujours (10 € par personne) puis vendues sur Internet fin août, les micro-architectures et habitats légers sur le site du Carnet à Frossay : Media Van, un van Chevrolet modifié en studio mobile par le collectif Ant Farm, les tentes champignons de Dré Wapenaar, le bateau ensablé, un Muscadet, de François Delagnes...

 

La croisière s'amuse. Remonter la Loire à partir de Saint-Nazaire et revenir en car ou l'inverse. C'est une des formules proposées pour découvrir le parcours artistique. Dans l'éventail des formules proposées, on retiendra deux croisières à thème. La croisière gustative (30 €) avec des spécialités culinaires élaborées par des chefs (Eric Guérin de la Mare aux Oiseaux, Alain Ruffault de l'Atelier d'Alain, Pascal Favre d'Anne à Angers). Autre formule : la croisière clubbing avec Dj's jusqu'au bout de la nuit.

 

Un guide dans l'oreille. Descriptif clair et précis, mise en perspective de l'oeuvre dans le parcours de l'artiste, on va pouvoir télécharger gratuitement sur le site www.estuaire.info, les commentaires concis et subtils de Jean de Loisy, une personnalité du petit monde de l'art, également conseiller artistique de la manifestation. Un médiateur comme on les aime.

 

En attente. La station météorologique de François Morellet s'étendra en 2010 sur la façade des Mutuelles Atlantique sur l'Ile de Nantes, on n'en verra qu'une partie en juillet 2009. Sur le même site, le futur siège du groupe Coupechoux lové dans un écrin métallique et sonore signé Rolf Julius et Angela Bulloch. La Maison sur la Loire de Jean-Luc Courcoult, qui fait l'objet d'un procès, devrait revenir un jour à Donges-Est, cette fois sur des pieux.

 

Yves AUMONTet Isabelle LABARRE.
Publicité

Publié dans Estuaire 2009

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article